Vaccins ROR

La désinformation du vaccin ROR!

La désinformation du vaccin ROR!
La désinformation du vaccin ROR!



LE VACCIN ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) :

Pourquoi est-il si important ?

🏥Le vaccin ROR est un vaccin « vivant atténué ». Il contient des virus très affaiblis qui entraînent votre système immunitaire sans vous rendre malade. Voici un résumé des trois maladies qu’il combat :


🔴 LA ROUGEOLE (La plus contagieuse) :

  • Contagiosité EXTRÊME ($R_0$ de 12 à 18). Une personne infectée peut contaminer jusqu’à 18 personnes.
  • Le virus reste suspendu dans l’air pendant 2 heures !
  • Les risques : Forte fièvre, otites et pneumonie.
  • Le danger grave : 1 cas sur 1 000 développe une encéphalite (inflammation du cerveau) pouvant causer des séquelles permanentes ou la surdité, la cécité, la démence et les troubles moteurs.

🟡 LES OREILLONS

  • Contagiosité : Élevée ($R_0$ de 4 à 7). Se transmet par la salive et les gouttelettes.
  • Les risques : Gonflement douloureux des glandes salivaires, maux de tête.
  • Le danger grave : Peut causer une méningite ou une inflammation des testicules (orchite) chez les hommes après la puberté.

🟢 LA RUBÉOLE

  • Contagiosité : Modérée ($R_0$ de 5 à 7).
  • Les risques : Souvent légère (fièvre, plaques roses), mais très douloureuse pour les articulations chez les adultes.
  • Le danger MAJEUR : Si une femme enceinte l’attrape, les risques de malformations graves pour le bébé (cécité, surdité, problèmes cardiaques) sont extrêmement élevés.

EN RÉSUMÉ :

Le risque de complication grave lié au vaccin est de moins de 1 sur 1 000 000, alors que le risque lié à la maladie elle-même est beaucoup plus fréquent (1 sur 1 000 pour l’encéphalite par exemple).


💉 L’efficacité démontrée sans l’ombre d’un doute


Figure 1. Taux d’incidence (cas pour 100 000 habitants) des cas de rougeole déclarés au Canada, 1950 à 2022


Figure 2. Taux d’incidence (cas pour 100 000 habitants) des cas de coqueluche déclarés au Canada par année, 1938 à 2022


Tableau 2. Économies réalisées grâce aux programmes de vaccination sélectionnés par rapport à d’autres interventions

InterventionCoût par année de vie supplémentaire sauvée grâce à l’intervention
Programmes de vaccination
Vaccination des enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole≤ 0 $ (c’est-à-dire réduction des coûts)
Vaccination contre la polio pour les enfants de 0 à 4 ans≤ 0 $ (c’est-à-dire réduction des coûts)
Vaccination contre la rubéole pour les enfants de 2 ans≤ 0 $ (c’est-à-dire réduction des coûts)
Programme national d’éradication de la rougeole chez les enfants≤ 0 $ (c’est-à-dire réduction des coûts)
Interventions en matière de santé
Dépistage du cancer du sein par mammographie, femmes de 50 ans1 598 $
Dépistage de l’hypertension chez les hommes de 60 ans21 697 $
Dialyse à domicile pour la néphropathie terminale39 449 $
Soins intensifs néonatals pour les nourrissons de faible poids à la naissance532 568 $
Autres interventions non liées à la santé
Loi sur le port obligatoire de la ceinture de sécurité136 $
Coussins de sécurité gonflables pour le conducteur et le passager, ceintures sous-abdominales (par opposition au coussin de sécurité gonflable pour le conducteur seulement et aux ceintures ordinaires)120 321 $
Détecteurs de fumée domestiques414 220 $
Bras de sécurité à l’avant des autobus scolaires808 715 $




LA DÉSINFORMATION!


🌡️Du MERCURE dans les vaccins?!

1. Le type de mercure compte (Éthyl vs Méthyl)

Il existe deux formes de mercure organique, et elles ne se comportent pas du tout de la même façon dans le corps humain :

  • Le méthylmercure : C’est celui que l’on trouve dans certains poissons (comme le thon). Il est toxique car il reste très longtemps dans l’organisme et s’y accumule.
  • L’éthylmercure (Thimérosal) : C’est la forme utilisée comme conservateur dans certains vaccins. Contrairement au premier, le corps l’élimine très rapidement (en quelques jours) par les selles, ce qui l’empêche de s’accumuler ou d’atteindre des seuils toxiques.

2. Le Thimérosal et le vaccin ROR

C’est un point crucial : Le vaccin ROR n’a jamais contenu de mercure (thimérosal).

Le ROR est un vaccin à virus vivants atténués. Le thimérosal est un agent qui tue les virus ou les bactéries pour éviter la contamination des flacons multi-doses. S’il était ajouté au ROR, il désactiverait le vaccin lui-même.

3. LA SITUATION ACTUELLE

Par mesure de précaution et pour rassurer le public, le thimérosal a été retiré ou réduit à des doses infimes de la quasi-totalité des vaccins pédiatriques depuis le début des années 2000 au Canada, en Europe et aux États-Unis.

  • Aujourd’hui, on ne le retrouve principalement que dans certains flacons multi-doses de vaccins contre la grippe saisonnière.
  • Même dans ces cas-là, la quantité est minuscule (environ 25 microgrammes), soit moins que ce qu’on ingère naturellement en mangeant certains produits de la mer.

4. Pourquoi en a-t-on utilisé ?

Son rôle était d’empêcher la croissance de bactéries ou de champignons à l’intérieur des fioles, surtout quand on utilise la même fiole pour plusieurs patients. Cela a sauvé des milliers de vies en évitant des infections accidentelles lors des injections.




RFK Jr est le plus grand et le plus influant désinformateur des vaccins en Amérique et probablement au monde.


🤰LE VACCIN ROR et l’AUTISME :


On fait le point sur la science 🔍

C’est une question qui revient souvent et qui inquiète naturellement les parents. Voici ce qu’il faut savoir sur l’origine de cette polémique et ce que les études disent aujourd’hui.

🚫 D’où vient cette rumeur ?

Tout a commencé en 1998 avec une étude publiée par un médecin britannique, Andrew Wakefield. Il affirmait avoir trouvé un lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

La réalité : Il a été prouvé que cette étude était une fraude. Wakefield avait falsifié les données pour obtenir ce résultat.

La conséquence : L’étude a été rétractée par la revue médicale, et l’auteur a perdu son droit de pratiquer la médecine.

✅ Ce que disent les grandes études mondiales

Depuis, les chercheurs n’ont pas chômé. Des études massives ont été menées pour rassurer les familles :

L’étude la plus vaste : Menée au Danemark sur plus de 650 000 enfants suivis pendant 10 ans.

Le résultat : Aucune différence. Les enfants vaccinés ne développent pas plus l’autisme que les enfants non vaccinés.

Confirmation mondiale : L’OMS, les Centers for Disease Control (CDC, mais le CDC a est tombé dans la désinformation depuis l’avenue de RFK Jr antivax notoire qui fait beaucoup d’argent à partir de la désinformation) et les organisations de santé au Canada confirment qu’il n’existe aucun lien.


🧠 Pourquoi le doute persiste-t-il parfois ?

C’est souvent une question de « timing ». Les premiers signes de l’autisme apparaissent généralement vers l’âge de 12 à 18 mois, soit précisément le moment où l’on administre la première dose du ROR. C’est une coïncidence temporelle, mais pas un lien de cause à effet.


En résumé :

Le vaccin ROR est sûr et reste le meilleur moyen de protéger nos enfants contre des complications neurologiques bien réelles causées par la rougeole.




Qu’en est-il de l’aluminium contenu dans les vaccins pédiatriques?

C’est souvent ici que la confusion s’installe. La quantité d’aluminium dans une dose de vaccin est extrêmement faible :

Comparaison alimentaire : Un nourrisson reçoit plus d’aluminium par l’allaitement maternel ou les préparations lactées 👩‍🍼 au cours des six premiers mois de sa vie que par l’ensemble de ses vaccins.

Élimination : L’aluminium des vaccins passe dans le sang en quantités infimes et est efficacement éliminé par les reins.



🪢LIENS :

Avantages de l’immunisation : Guide canadien d’immunisation

Rougeole : 24 ans de progrès résumés en cinq graphiques


Le Hoax de l’autisme:
Chronologie de la fraude et intégrité scientifique (LPL – Aix)

Les vaccins : Éclairage sociologique (INSERM / iPubli)

Comprendre la controverse et ses implications réelles (Éditions Upbility)

Revue sur la sécurité vaccinale (MSD Connect)


Liens vaccins ROR


Voici d’excellents liens vers les études scientifiques les plus robustes et reconnues mondialement concernant la sécurité du vaccin ROR. Ces études sont souvent considérées comme le « standard d’or » (gold standard) pour clore le débat sur le lien avec l’autisme.

Puisque les publications scientifiques originales sont majoritairement en anglais, voici les liens directs accompagnés d’un résumé en français de leurs conclusions :

1. La célèbre étude danoise (Statens Serum Institut, 2019)

C’est l’étude la plus vaste et la plus rigoureuse jamais réalisée spécifiquement sur le vaccin ROR et l’autisme.

  • Le lien (PubMed / Annals of Internal Medicine) : Measles, Mumps, Rubella Vaccination and Autism: A Nationwide Cohort Study
  • Ce qu’elle prouve : Les chercheurs ont suivi l’intégralité des enfants nés au Danemark entre 1999 et 2010 (soit 657 461 enfants) pendant plus d’une décennie. Ils ont comparé les enfants vaccinés aux enfants non vaccinés. Ils ont même isolé les enfants ayant des frères et sœurs autistes (considérés comme génétiquement plus à risque).
  • La conclusion : Il n’y a absolument aucune différence de taux d’autisme entre les enfants vaccinés et non vaccinés, même chez les enfants génétiquement prédisposés. Le vaccin ROR ne déclenche pas l’autisme.


2. La méta-analyse mondiale : La Revue Cochrane (2020/2021)

La collaboration Cochrane est un réseau international indépendant de chercheurs réputé pour produire les analyses médicales les plus fiables au monde.

  • Le lien (Cochrane Library) : Cochrane Review confirms effectiveness and safety of MMR vaccines (Résumé vulgarisé) ou l’étude complète ici.
  • Ce qu’elle prouve : Au lieu de faire une seule étude, ils ont compilé et analysé 138 études différentes menées à travers le monde, englobant les données de plus de 23 millions d’enfants.
  • La conclusion : L’analyse confirme de manière écrasante l’efficacité du vaccin (réduction des cas de rougeole de 7 % à moins de 0,5 %) et certifie qu’il n’y a aucune preuve d’association entre le vaccin ROR et l’autisme, l’encéphalite, ou d’autres maladies chroniques souvent citées par la désinformation.


3. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC – États-Unis)

Une excellente page ressource qui résume les multiples études menées sur la sécurité du vaccin au fil des décennies.

  • Le lien : Measles, Mumps, Rubella (MMR) Vaccine Safety
  • Ce qu’elle prouve : La page détaille les effets secondaires réels (qui sont bénins, comme de la fièvre ou une légère éruption cutanée) et réfute clairement les mythes persistants grâce aux données de surveillance continue sur des millions de doses administrées chaque année.



4. Gavi, l’Alliance du Vaccin : L’historique de la controverse

Un article très bien vulgarisé qui retrace toute l’histoire scientifique, de la fraude initiale de 1998 jusqu’aux preuves massives d’aujourd’hui.

  • Le lien : Can MMR vaccines cause autism?
  • Ce qu’il prouve : Il explique comment, face aux inquiétudes légitimes du public après 1998, la communauté scientifique a investi massivement (comme la méta-analyse de 2014 sur 1,25 million d’enfants) pour vérifier ces affirmations, trouvant systématiquement que le vaccin est sûr.

Quand on oppose une étude frauduleuse menée sur 12 enfants (Wakefield) à des études rigoureuses menées sur des millions d’enfants suivis pendant des décennies, le poids de la preuve scientifique devient incontestable.

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