Panel de désinformation



– Équipe W.J.T. (MC, SG)
– Edition : Francis Beaulieu
– Révision : Mathieu Nadeau-Vallée


Et oui. Encore une conférence de Réinfo covid concernant la vaccination des enfants, datée du 7 décembre 2021. Trois thèmes principaux ont été abordés : l’utilité des vaccins chez les enfants, l’innocuité et l’éthique du consentement libre et éclairé. Et encore une fois, on y retrouve de la désinformation et des imprécisions qui ont pourtant été maintes et maintes fois expliquées. Cette conférence regroupe 7 personnes soit 4 médecins qui posent des questions à 3 scientifiques à tour de rôle. Les médecins sont Alain Roux, Shezana Stanojlovic, Danielle Fisch et Ben Mbonjo. Les scientifiques sont Bernard Massie, Patrick Provost et Karine Collette. À noter que plusieurs d’entre-eux n’en sont pas à leur première participation avec Réinfo COVID.

Qui sont les scientifiques présents à cette conférence? Bernard Massie est un chercheur et gestionnaire à la retraite. Ses travaux ont porté notamment sur la thérapie génique et le développement de vecteurs à adénovirus pour la vaccination ou comme traitement contre le cancer. Récemment, il a écrit un rapport d’expertise dans le cadre de la demande de sursis contre l’obligation vaccinale des intervenants de la santé. Demande qui a été rejetée par la cour supérieure. Dans ce rapport, il est mention du Great Barrington, France Soir, du Pr. Perronne et de Laurent Toubiana qui sont bien connus pour colporter de fausses informations. Il donne en référence, entre autres, les rapports que Perronne et Toubiana ont écrit pour une poursuite de la fondation des droits et libertés du peuple contre les mesures sanitaires. Quant à Patrick Provost, il s’agit d’un biochimiste et professeur à l’Université Laval dont les travaux actuels portent sur les petits ARN non codants (microARN). Cependant, il n’y a rien qui indique qu’il travaille actuellement sur SARS-CoV-2 comme indiqué. Finalement, Karine Collette est professeur au département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke. Elle est spécialiste dans l’analyse de discours.


Mais regardons plutôt les différentes affirmations de ces scientifiques.

Questions posées par le Dr Alain Roux à Bernard Massie :

1) Combien d’enfants ont-ils été infectés par le SARS-Cov2 depuis le début de la pandémie, les hospitalisations et les décès.

Pour répondre aux questions d’Alain Roux, Bernard Massie se contente de lire des notes qu’il a extrait d’un rapport de l’INSPQ sur la vaccination des enfants, daté du 18 novembre 2021.
https://mobile.inspq.qc.ca/sites/default/files/publicationIl est possible que ce ne soit qu’une coïncidence.s/3181-vaccination-covid-19-jeunes-5-11-ans.pdf

Les principaux points qu’il a extrait du document de l’INSPQ sont :

  • Aucune mortalité parmi les 5 à 11 ans au Québec, comme en Suède ou en Allemagne ajout-il.
  • Qu’il y a eu 18 hospitalisations confirmées avec covid comme cause reconnue de mars 2020 à octobre 2021 pour environ 650 000 enfants, pour une incidence de 2,8 enfants hospitalisés/100 000
  • Que les études sur les vaccins ne montrent pas de réduction d’hospitalisation chez les enfants.

Notre réponse:

C’est vrai en un sens, mais quelques précisions et nuances doivent être apportées. Il est bien indiqué dans le document de l’INSPQ qu’il n’y a pas eu de mortalité chez les 5 à 11 ans. Par contre, il est plutôt mention de 52 hospitalisations chez les 5 à 11 ans parmi près de 35 000 cas confirmés pour lesquelles le « diagnostic de COVID-19 a été codifié au moins une fois durant le séjour du patient » et 18 pour lesquelles le « diagnostic de COVID est resté en tant que diagnostic principal après la sortie du patient ». Les données actuelles indiquent aussi qu’il y a eu 2 décès chez les 10 à 19 ans, 156 hospitalisations et 26 aux soins intensifs. Chez les 0 à 9 ans, ce sont 226 hospitalisations et 47 aux soins intensifs. https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/age-sexe De plus, les données suédoises indiquent qu’il y a eu 6 décès pour les 0 à 9 ans https://www.socialstyrelsen.se/statistik-och-data/statistik/statistik-om-covid-19/statistik-over-antal-avlidna-i-covid-19

2) Le Dr Alain Roux demande ensuite à Bernard Massie : Quels sont les conséquences du SARS-CoV-2 et à quoi sert le vaccin dans ce groupe d’âge-là?

Massie répond que l’infection est bénigne chez les enfants dans la plupart des cas. Le vaccin pourrait réduire les infections dans cette branche d’âge, mais aurait peu d’impact sur les hospitalisations étant donné leur faible risque de complications. Il n’y a pas de données sur la capacité des vaccins à réduire la gravité de la maladie et à prévenir le syndrome inflammatoire multisystémique (SIME) ou le covid long indépendamment du risque d’infection. La vaccination pourrait à la fois réduire le nombre de cas de SIME par la prévention de l’infection mais aussi théoriquement être responsable de cas de SIME lié à la vaccination. Selon Massie, le rapport bénéfices/risques de la vaccination des enfants est incertain, ce qui soulève plusieurs questions.

Il nous demande : Qu’est-ce qui nous pousse à précipiter la vaccination dans cette tranche d’âge? Puisque les enfants sont, selon lui, peu à risque et faiblement transmetteur? Est-ce pour protéger les plus âgés qui sont plus à risques? Si on pense que oui, n’a-t-on pas encore compris que le vaccin ne permet pas de prévenir la transmission de manière significative?

Notre réponse :

Cela fait maintenant 2 ans ou presque que nous sommes en pandémie. Il y a eu 5,3 millions de morts et un nombre impressionnant d’hospitalisations partout dans le monde. Des hôpitaux au bord de la saturation, du délestage qui a dû être fait au détriment de d’autres pathologies, du personnel soignant épuisé sans compter les mesures sanitaires qui ont été mises en place comme les fermetures d’écoles, le port du masque, la réduction des contacts, les tests de dépistage, etc. qui sont tous des facteurs qui perturbent la vie quotidienne des enfants, mais qui sont nécessaires pour réduire la propagation du virus et pour éviter le débordement des hôpitaux. Il y a eu des enfants hospitalisés, même si c’est moins fréquent. D’autres qui sont devenus orphelins d’un parent ou qui souffrent de la COVID longue ou bien d’un SIME. Ces facteurs doivent aussi être considérés dans le rapport bénéfices/risques.

De plus, les enfants peuvent être porteurs d’une charge virale importante et peuvent donc transmettre le virus aux personnes vulnérables incluant les adultes comme le montre ces études.

https://academic.oup.com/jid/advance-article/doi/10.1093/infdis/jiab509/6396772

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8314736/

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2031915

Rappelons aussi qu’un nombre important d’éclosions surviennent dans les écoles primaires et les services de garde, pouvant même représenter plus de 40% des éclosions actives et ainsi entraîner de nombreux désagréments pour les enfants. https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/eclosions

Massie semble aussi négliger le fait qu’il y a également des enfants vulnérables. Même si les cas graves de la COVID-19 sont plus rares chez les enfants, plus le virus se propagent parmi eux, plus le nombre d’hospitalisation et de décès risquent d’augmenter. Juste aux États-Unis, il y a eu, en date du mois d’octobre 2021, un total de 8 300 hospitalisations et 146 décès chez les 5 à 11 ans. Même si la COVID-19 est généralement moins grave chez les enfants, elle figure néanmoins dans le top 10 des causes de décès infantiles aux É-U.
https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-authorizes-pfizer-biontech-covid-19-vaccine-emergency-use-children-5-through-11-years-age

En France, c’est 1 284 hospitalisations chez les 5 à 11 ans, dont 226 ont été admis en soins critiques et 3 décès, la moité des hospitalisations étant pour des enfants sans co-morbidité.
https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/ccne_-_vaccination_des_enfants_-_15.12.pdf

Plus près de nous, en Alberta, il y a eu 78 cas d’hospitalisations, dont 20 aux soins intensifs.
https://www.alberta.ca/fr-CA/article-covid-19-vaccine-for-children-age-5-to-11.aspx
La COVID peut avoir un impact direct sur la santé des enfants, mais aussi de nombreuses conséquences indirectes qui affectent leur bien être et qu’il ne faut pas non plus négliger.

Nous lui renvoyons la question. Massie n’a-t-il pas encore compris que si les vaccins n’empêchent pas 100% de la population vaccinée d’attraper le virus, il n’en demeure pas moins qu’il en réduit la probabilité et, par le fait même, réduit la possibilité de transmission? Il faut d’abord être infecté pour pouvoir transmettre le virus. Et si des vaccinés attrapent le virus malgré tout, leur charge virale diminue beaucoup plus rapidement que les non vaccinés, les rendant contagieux moins longtemps. https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2102507

Et nous pouvons le rassurer, des résultats récents tendent à montrer que la vaccination réduit bel et bien le syndrome inflammatoire multisystémique comme on peut le voir ici. https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2787495

Sur le site de la CDC, on y retrouve l’avis suivant concernant le vaccin:

« L’une des raisons d’effectuer des essais chez les enfants est de s’assurer qu’ils n’ont pas d’effets secondaires spécifiques à la pédiatrie. Puisqu’il existe également des cas de SIME chez les jeunes adultes, si la SIME devait être un problème, nous pourrions le voir dans les essais plus importants chez l’adulte. Nous n’en avons pas, à ce jour. Il n’y a pas de biomarqueur connu pour prédire une réponse immunitaire qui conduit à la SIME chez l’enfant. Il est également possible que la protection contre la COVID-19 par la vaccination protège également contre ses séquelles, dont le SIME. »

https://www.aap.org/en/pages/2019-novel-coronavirus-covid-19-infections/covid-19-vaccine-for-children/about-the-covid-19-vaccine-frequently-asked-questions/

Massie poursuit en remarquant que comme les personnes âgées sont majoritairement vaccinées, est-ce vraiment utile si ces vaccins géniques sont efficaces pour les protéger des formes graves comme on le prétend? Des vaccins géniques approuvés dans l’urgence qui sont encore en essais cliniques et dont les études seront finalisées en 2022 et 2025. Il se demande s’il serait judicieux de faire ajouter à la formule de consentement de la vaccination une signature du consentement de la participation à un essai clinique en cours.

Notre réponse :

Attention ici de ne pas confondre vaccin génique avec « thérapie génique ». On se demande d’ailleurs pourquoi Massie n’a pas utilisé le terme vaccin à ARN messager, mieux connu du publique. Serait-ce justement pour entretenir la confusion? Un vaccin génique ou génétique n’est rien d’autre qu’un vaccin composé d’un gène d’un virus (dans ce cas-ci un fragment d’ARN messager de la protéine Spike du virus) afin de stimuler une réponse immunitaire. Cela n’altère pas nos gènes puisque l’ARN messager ne peut entrer dans le noyau et produit seulement la protéine Spike, et n’a donc rien à voir avec une thérapie génique. Il est important d’en faire la distinction.

Massie a omis de préciser que le vaccin Pfizer pour les enfants de 5 à 11 ans a une dose 3 fois plus faible que pour les adolescents et les adultes (10 microgrammes au lieu de 30) dans le but justement de réduire les risques d’effets secondaires graves tout en conservant une bonne réponse immunitaire. L’essai clinique se poursuit pas parce qu’il s’agit d’un vaccin expérimental, mais parce qu’on ne sait pas encore quelle est la durée de l’immunité qu’il procure et à des fins de pharmacovigilance.

https://www.facebook.com/WalTrudeau/videos/285209606777935/

C’est toujours coutume de continuer à surveiller après la phase 3 et important.

Dans le document de l’INSPQ, il y a quelques points importants qui n’ont pas été soulignés par les scientifiques de réinfo COVID :
https://mobile.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/3181-vaccination-covid-19-jeunes-5-11-ans.pdf

  • La fréquence de myocardites rapportées chez les 12-17 ans au Québec est d’environ 3 pour 100 000 doses administrées et est plus faible chez les plus jeunes de ce groupe. Des données émergentes au Canada indiquent un risque plus faible de myocardite lorsqu’un intervalle allongé entre les deux doses est utilisé.
  • Peu de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) graves ont été rapportées pendant la période de suivi disponible dans le groupe initial et aucune n’a été associée à la vaccination ou à un retrait de l’étude (étude clinique de Pfizer chez les 5 à 11 ans)
  • Les bénéfices attendus au niveau individuel incluent notamment une amélioration de la santé mentale et de la socialisation des enfants qui sont particulièrement touchés par les mesures de confinement. Les bénéfices sociétaux indirects sont liés à la réduction de la transmission du virus dans la communauté ou la diminution de l’intensité des mesures de contrôle imposées aux familles

Il est également important de rappeler que le virus lui-même est responsable de myocardites, souvent sévères, même chez les enfants. Des études montrent que le risque de myocardite est 37 fois plus élevé avec l’infection chez les 16 ans et moins qu’avec la vaccination. La myocardite post-vaccinale est généralement plus bénigne et nécessite des séjours hospitaliers plus courts que celle causée par une infection.
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7035e5.htm?s_cid=mm7035e5_w

Depuis le 22 novembre au Québec, ce sont près de 54% des jeunes de 5 à 11 ans qui ont reçu une dose de vaccin.
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/sante/documents/Problemes_de_sante/covid-19/20-210-382W_infographie_sommaire-executif.jpg?1639670479

Aux États-Unis, ce sont plus de 7 millions d’enfants qui ont été vaccinés sans qu’il y ait de problème d’inocuité majeur dont 2 millions de secondes doses et, jusqu’à maintenant, après plus de 7 semaines de vaccination, le CDC ne rapporte que 8 cas de myocardite chez les 5 à 11 ans.
https://www.reuters.com/world/us/eight-heart-inflammation-cases-seen-among-young-kids-who-got-covid-19-shot-us-2021-12-16/?fbclid=IwAR3tfCQCMIHISa_L1ZWSJdck6vkVA6Y2vfzb0BjtwyyNlme2TcxDBasjxd8

En Ontario, aucun effet secondaire grave n’a été observé avec le vaccin pédiatrique de Pfizer en date d’aujourd’hui et une seule myocardite sur plus de 400 000 doses administrées. La santé publique de l’Ontario rapporte cependant une indicence de 1 myocardite par 10000 doses adminstrées chez les 12 ans et plus https://www.publichealthontario.ca/-/media/documents/ncov/epi/covid-19-aefi-report.pdf?sc_lang=fr

La vaccination des 5-11 ans a été approuvée par des comités regroupant de nombreux scientifiques dans plusieurs pays comme les États-Unis, la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, etc. Ce n’est pas unique au Québec et ce n’est pas une décision qui a été prise à la légère. Ce sont de nombreux experts qui ont étudié minutieusement les données de manière indépendante, qui ont évalué le rapport bénéfices/risques et qui ont considéré que le vaccin était utile et sécuritaire.

Pour la 2e partie de la conférence, il s’agit de questions posées par le Dr Shezana Stanojlovic à Patrick Provost

Le Dr Stanojlovic commence par mentionner que Provost a reçu des subventions du gouvernement. Selon elle, il y a un décret gouvernemental qui impose une vaccination massive auprès des enfants. Depuis ce décret. Provost se retrouve dans une situation inconfortable. Elle lui demande pourquoi.

Notre réponse:

On ne sait pas trop pourquoi il était apparemment important de préciser que Provost avait reçu des subventions du gouvernement. Pour démontrer qu’il avait du courage d’exprimer ses opinions personnelles peut-être? Aucune idée. Quoi qu’il en soit, les termes utilisés par le Dr Stanojlovic dans sa question sont plutôt trompeurs. S’il y a bien un passeport vaccinal qui est demandé pour certaines activités pour les adultes et les enfants de 13 ans et plus, il n’est pas exigé pour les enfants de 5 à 11 ans.
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/deroulement-vaccination-contre-la-covid-19/passeport-de-vaccination-covid-19

À notre connaissance, il n’y a aucune restriction pour ce groupe d’âge en fonction du statut vaccinal. En fait, nos recherches n’ont trouvé aucun décret ni arrêté ministériel qui « impose une vaccination massive auprès des enfants ».
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/mesures-prises-decrets-arretes-ministeriels

D’ailleurs, le rapport de l’INSPQ a été clair sur le sujet de la vaccination des 5 à 11 ans : Il conviendrait d’éviter de pénaliser un jeune de 5 à 11 ans sur la base de son statut vaccinal.

Réponse de Provost à la question du Dr Stanojlovic : Cela fait un an d’injections d’ARN messager comme si c’était banal et anodin, mais cela l’inquiète car ces produits sont encore en cours d’étude clinique de phase 3, donc expérimental selon lui. On ne connaît pas les effets secondaires à moyen et long terme des vaccins. C’est une première dans l’histoire de la médecine autant chez les adultes que chez les enfants, ajoute-t-il.

Notre réponse:

En fait, l’introduction d’ARNs dans nos cellules n’a rien d’inhabituel. Plusieurs virus qui infectent nos cellules sont des virus à ARN. C’est le cas par exemple avec les virus de la COVID et de la grippe. Mais lors d’une infection, ce sont de plus grandes quantités d’ARNs étrangers, de différentes tailles aussi, qui se retrouvent dans nos cellules pour une plus grande période de temps qu’avec le vaccin. Pour le virus de la COVID-19, il s’agit d’un ARN 7x plus gros codant pour 30 protéines virales DONT la protéine Spike alors que l’ARN messager du vaccin ne code QUE pour la protéine Spike. Provost néglige également de préciser que les vaccins à ARN messager sont étudiés depuis une trentaine d’années, non seulement chez les animaux mais aussi dans le cadre d’essais cliniques chez l’homme. Il y a donc un recul de plusieurs années concernant cette technologie comme on peut le voir ici :

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)31665-3/fulltext

https://journals.lww.com/aidsonline/Fulltext/2018/11130/Phase_I_clinical_trial_of_an_intranodally.11.aspx

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X19305626?via%3Dihub

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03014089

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03392389?term=parainfluenza&draw=2&rank=8

Trois points principaux suscitent de l’inquiétude chez Provost. Voyons ce qu’il en est.

  1. Peu de temps depuis le début des essais de phase 3.

Notre réponse :

Pourtant, les études cliniques de Pfizer ont débuté en avril 2020 chez l’adulte, ce qui nous donne un bon 19 mois de recul sur ce vaccin. Aujourd’hui, c’est plus de 3,7 milliards de personnes doublement vaccinées à travers le monde, dont plusieurs avec le vaccin de Pfizer! Et présentement, nous sommes bel et bien en phase de pharmacovigilance, donc de phase 4 et non 3, bien qu’ils continuent à surveiller les cohortes de la phase 3.

Rappelons également que le vaccin Pfizer a été autorisé au Canada le 5 mai 2021 pour les enfants de 12 à 15 ans et que la campagne de vaccination a débuté peu de temps après. Il y a donc un bon 6 mois de recul juste ici au Québec pour les adolescents. Actuellement, il y a plus de 470 000 et près de 13 millions d’adolescents de 12 à 17 ans qui ont reçu leur double dose au Québec et aux USA respectivement. On a donc l’expérience et le recul sur plusieurs millions de personnes de 12 ans et plus à travers le monde. Les données montrent que le vaccin est efficace, sécuritaire et que les effets secondaires graves sont rares.
https://covid.cdc.gov/covid-data-tracker/?fbclid=IwAR0JTipc1oZAkal9aaCFZrkPZJd6P4TACY5-hjaGBdGMbBkBa5UHf0WciT8#covidnet-hospitalizations-vaccination

https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/sante/documents/Problemes_de_sante/covid-19/20-210-382W_infographie_sommaire-executif.jpg?1639670479

https://www.aap.org/en/pages/2019-novel-coronavirus-covid-19-infections/children-and-covid-19-vaccination-trends/

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2107456

https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04816643

Les études cliniques chez les 5 à 11 ans ont eu lieu durant l’été 2021 sur près de 4 000 participants afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’effets secondaires spécifiques aux enfants avec une dose 3 fois moins élevée que pour les adultes. Il y a donc quand même quelques mois de recul. Les résultats ont montré une efficacité de 90% et, qu’en général, les effets secondaires ressentis par les enfants étaient similaires et souvent moindres que ceux rapportés par les adultes. La plupart du temps, ils s’agissaient de douleurs au site d’injection, fatigue, maux de tête, fièvre légère et frissons comme c’est souvent le cas pour les autres types de vaccins pédiatriques. Depuis, plusieurs pays dans le monde ont commencé à vacciner les enfants de 5 à 11 ans sans qu’il y ait de problèmes majeurs de rapportés. https://www.publichealthontario.ca/-/media/documents/ncov/epi/covid-19-aefi-report.pdf?sc_lang=fr

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2116298

https://www.fda.gov/media/153447/download?fbclid=IwAR2D5qjBBLmEjyGytxs4fFM7UdziHnBH2C9FGZ1xLkLDpiXXlZGV9FK0wdg

Il est bien important de comprendre que la très grande majorité des effets secondaires sont observés dans les jours qui suivent la vaccination. Les différentes composantes des vaccins sont rapidement éliminées de l’organisme et l’expérience acquise en matière de vaccination depuis des décennies nous ont montré qu’il n’y a pas d’effets secondaires à très long terme, jusqu’à environ 8 semaines normalement.

  1. Il ajoute que le nombre de personnes vaccinées est insuffisant pour détecter les effets secondaires sans oublier l’absence de sujet contrôle non vaccinés auquel on pourrait comparer.

Notre réponse :

En fait, le nombre de personnes vaccinés lors des études cliniques est suffisant pour détecter les effets secondaires fréquents mais pas pour les effets secondaires rares. C’est comme ça pour tous les vaccins et médicaments commercialisés. Ce n’est pas spécifique à ceux de la COVID et, dans les essais cliniques, il y a eu des contrôles avec placebo, mais aucune étude n’est jamais faite sur des centaines de milliers de participants. C’est le rôle de la pharmacovigilance de détecter les effets secondaires rares, et les pharmaceutiques ont pris des précautions. Les études ont d’abord été faites chez les adultes puis à des groupes de plus en plus jeunes. S’il y avait eu un problème majeur d’innocuité, il aurait été détecté depuis. Lors de la pharmacovigilance, il n’y a plus de groupe contrôle avec placebo, mais les données des années antérieures permettent tout de même de faire des comparaisons. Jusqu’à maintenant, les enquêtes de la pharmacovigilance ont conclu qu’il y a un lien probable entre les vaccins et des cas de myocardite, de paralysie de Bell et du syndrome de Guillain-Barré, mais ces cas sont très rares, traitables et surviennent assez rapidement après la vaccination. On parle de quelques jours en moyenne, voir quelques semaines, mais rien après 6 mois ou un an suivant la dose de vaccin.

  1. Provost prétend que, pour différentes raisons, une proportion importante des effets secondaires ne sont tout simplement pas rapportés aux autorités et que, selon les données de l’INSPQ sur les effets secondaires graves observés chez les 12 et plus avec le vaccin Pfizer, on peut s’attendre à 62 hospitalisations chez les enfants vaccinés double dose contre 18 pour la COVID et ce, sans compter les effets secondaires à moyen et long terme.

Notre réponse :

Il ne s’agit ici que de spéculations basées sur rien de concret. Chaque pays et chaque province compilent indépendamment les informations relatives aux effets secondaires des vaccins et il est très peu probable que partout dans le monde qu’il y ait une sous-estimation majeure des effets secondaires graves. Et l’inverse est vrai aussi dans la mesure où un effet peut être déclaré dans les bases de données de pharmacovigilance même s’il n’y a pas forcément de lien avec le vaccin et que ça ne peut qu’être qu’une coïncidence. Ce n’est pas parce qu’une personne fait un AVC ou une crise cardiaque que c’est forcément relié aux vaccins. Corrélation n’égale pas causalité. Ces événements surviennent régulièrement dans la population même sans les vaccins anti-COVID. Ce sont des enquêtes minutieuses qui vont pouvoir déterminer s’il y a un lien ou non.

Et, encore une fois, il ne tient pas compte du fait que les enfants de 5 à 11 ans reçoivent une dose réduite de vaccin ce qui devrait permettre de réduire encore davantage les effets secondaires graves tout en maintenant une bonne réponse immunitaire. Alors non, on ne peut pas du tout s’attendre à 62 hospitalisations causées par les vaccins chez les 5 à 11 ans. Et, comme mentionné précédemment, seulement 8 cas de myocardites légères ont été rapportés dans ce groupe d’âge sur plus de 7 millions de doses administrées (dont 2 millions étant des secondes doses), soit près d’un cas par millions de doses pour plus de 7 semaines de vaccination! https://www.reuters.com/world/us/eight-heart-inflammation-cases-seen-among-young-kids-who-got-covid-19-shot-us-2021-12-16/?fbclid=IwAR3tfCQCMIHISa_L1ZWSJdck6vkVA6Y2vfzb0BjtwyyNlme2TcxDBasjxd8

Provost fait ensuite mention de travaux indépendants sur la protéine Spike des vaccins qui auraient apparemment démontré que la protéine pouvait doubler les risques d’événements cardiaques aiguës ou de syndromes coronariens et augmenter l’inflammation de l’endothélium qui tapisse l’intérieur de nos vaisseaux sanguins les rendant plus à risque de thromboses et de blocages en plus d’altérer diverses fonctions cellulaires.

Notre réponse:

Sur le site Rumble de la vidéo de la conférence de réinfo COVID, on remarque que Provost fait référence à une publication qui est en fait un résumé et non une étude, écrite par un seul auteur Steven R Gundry https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/circ.144.suppl_1.10712 Il est important de souligner que les publications de résumés sont acceptés sans être révisés par les pairs. Pour plus d’information :


Le résumé de Gundry présenterait d’ailleurs des erreurs et est présentement considéré comme non fiable! Un avis a même été ajouté dans la revue:

Peu après la publication du résumé ci-dessus dans Circulation, il a été porté à l’attention à l’association American Heart Association Committee on Scientific Sessions Program qu’il y a présence d’erreurs potentielles dans le résumé. Plus spécifiquement, il y a de nombreuses erreurs typographiques (fautes de frappes, il n’y a aucune donnée dans le résumé concernant l’infiltration myocardiale par les lymphocytes T, il n’y a aucune analyse statistique pour établir si les données sont significatives ou non et l’auteur n’établis pas clairement si ce sont des données anecdotiques qui ont été utilisées. Nous publions donc cet avis « préoccupant » jusqu’à ce que les corrections adéquates aient été publiées pour indiquer que le résumé dans sa version actuelle peut ne pas être fiable.

Soon after publication of the above abstract in Circulation, it was brought to the American Heart Association Committee on Scientific Sessions Program’s attention that there are potential errors in the abstract. Specifically, there are several typographical errors, there is no data in the abstract regarding myocardial T-cell infiltration, there are no statistical analyses for significance provided, and the author is not clear that only anecdotal data was used. We are publishing this Expression of Concern until a suitable correction is published to indicate that the abstract in its current version may not be reliable.
https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIR.0000000000001051

Par ailleurs, l’auteur Steven Gundry est un chirurgien cardiaque de formation qui vend désormais des compléments alimentaires sur son site Internet en plus de donner des conseils sur YouTube. La communauté scientifique a dénoncé des erreurs présentes dans la publication de Gundry dont vous trouverez les explications ici. https://retractionwatch.com/2021/11/30/abstract-linking-covid-19-vaccines-to-heart-trouble-risk-earns-expression-of-concern/

Le Dr Shezana Stanojlovic demande ensuite à Patrick Provost si tous ces effets indésirables sont répertoriés.

Provost répond en parlant de la base de données de pharmacovigilance VAERS aux États-Unis. Il prétend qu’il y a des milliers de décès déjà répertoriés. Il s’attend à encore plus d’effets encore dans les années à venir comme les maladies auto-immunes ou neurodégénératives qui peuvent mettre 10 à 15 ans avant d’apparaître.

Notre réponse :

Mais son interprétation est erronée. On ne peut pas tirer ce genre de conclusions uniquement à partir de la VAERS ni aucune autre base de données de pharmacovigilance. Même s’il y a des milliers de décès et autres événements indésirables qui y sont notés, rien ne prouve qu’il y a un lien avec la vaccination comme nous l’avons expliqué précédemment. Et des avis sont même écrits en ce sens sur les sites de pharmacovigilance. Sur le site même des VAERS nous pouvons lire la notice suivante: Limitations

VAERS est un système inerte de signalements, ce qui signifie que les signalements à propos des événements suite aux vaccins ne sont pas comptabilisés automatiquement. Un individu ayant eu ou ayant pris conscience d’un événement suite au vaccin doit remplir un rapport.

VAERS is a passive reporting system, meaning that reports about adverse events are not automatically collected. Instead, someone who had or is aware of an adverse event following vaccination must file a report.

Les signalements VAERS sont soumis par n’importe qui et peuvent manquer des détails ou contenir certaines erreurs. Les données de VAERS utilisées seules ne peuvent pas déterminer si le vaccin a effectivement causé l’événement.

VAERS reports are submitted by anyone and sometimes lack details or contain errors. VAERS data alone cannot determine if the vaccine caused the reported adverse event.

Cette limitation spécifique a causé de la confusion à propos de ces données disponibles au public, plus spécifiquement concernant le nombre de décès rapportés. Dans le passé, il y a eu des exemples où certains ont mal interprétés les signalements de décès à la suite d’une vaccination comme étant des décès causés par le vaccin; c’est une erreur.

This specific limitation has caused confusion about the publicly available data, specifically regarding the number of reported deaths. In the past there have been instances where people misinterpreted reports of death following vaccination as death caused by the vaccines; that is a mistake.

VAERS accepte tous les signalements d’événements à la suite de la vaccination sans juger si le vaccin a causé l’événement. Quelques signalements à VAERS peuvent être de vraies réactions au vaccin, et d’autres peuvent être des événements « coincidence » qui n’ont aucun lien avec la vaccination.

VAERS accepts all reports of adverse events following vaccination without judging whether the vaccine caused the adverse health event. Some reports to VAERS might represent true vaccine reactions, and others might be coincidental adverse health events not related to vaccination at all.

Généralement, une relation de causalité ne peut être établie utilisant les informations des signalements à VAERS seuls.

Generally, a causal relationship cannot be established using information from VAERS reports alone.

Le nombre de signalements soumis à VAERS peut augmenter en réponse à l’attention médiatique et l’augmentation de la conscientisation du public.

The number of reports submitted to VAERS may increase in response to media attention and increased public awareness.

Il n’est pas possible d’utiliser les données VAERS afin de calculer la proportion d’un événement dans une population.

It is not possible to use VAERS data to calculate how often an adverse event occurs in a population.

Pour en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à consulter l’annexe sur la pharmacovigilance sur le lien suivant :
https://www.facebook.com/WalTrudeau/posts/126850866433092

Il parle ensuite d’une étude sur la protéine Spike du virus qui peut inhiber le mécanisme de réparation de l’ADN, mécanisme essentiel pour empêcher le développement de cancers.

Notre réponse:

Mais justement, il s’agit de la protéine du virus et non celle du vaccin! En plus, l’étude dont il fait référence a été réalisée in vitro et ne représente pas forcément la réalité. La protéine qui est produite à partir des vaccins à ARN messager est légèrement modifiée pour qu’elle demeure sous une forme inactive à la surface des cellules. D’ailleurs l’étude en question fait l’objet de sévères critiques que vous pouvez consulter ici https://pubpeer.com/publications/9A6688B443A68616875828AC3C7A3B#

https://www.science.org/content/blog-post/coronavirus-vaccines-and-cancer

Pour justifier sa crainte envers les vaccins, Provost mentionne qu’on nous avait dit que le vaccin AstraZeneca était sécuritaire, mais qu’il y a eu des décès, des AVC, des thromboses etc. et que des études ont démontré, selon lui, que ces vaccins à adénovirus exprimaient différentes formes tronquées de la protéine Spike qui serait responsable de ces effets.

Notre réponse:

Mais cela ne fait que démontrer que la pharmacovigilance fonctionne, puisque rapidement des mises en garde ont été formulées concernant ce vaccin, environ 2 à 3 mois suivant son autorisation, pas 6 mois ou un an après, et les cas sont extrêmement rares. Malheureusement, Provost n’a pas non plus fourni de références pour le reste de ses propos concernant les formes tronquées de la protéine Spike. Il semble prendre pour acquis que c’est bien le mécanisme par lequel les vaccins à adénovirus pourraient induire ces effets secondaires, qui rappelons-le, sont très rares. Or, rien n’est moins sûr. Nos recherches n’ont trouvé que peu d’études allant dans ce sens, dont cet article non révisé depuis mai 2021.
https://www.researchsquare.com/article/rs-558954/v1

D’autres mécanismes sont à l’étude.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2589936821000256

D’ailleurs, il aurait été intéressant d’avoir l’avis de Bernard Massie, puisqu’il a lui-même utilisé et mis au point des vecteurs à adénovirus pour ses travaux de recherche pendant plusieurs années. Plutôt ironique d’avoir la présence d’un expert en adénovirus sur les lieux et que ce soit quelqu’un d’autre qui s’exprime sur le sujet non? Il ne faut pas non plus oublier que la COVID est elle aussi responsable de cas de thromboses (et dans de plus grosses proportions) et ça, Provost se garde bien de le mentionner. https://www.nature.com/articles/s41577-021-00642-8

Pourquoi nous parler du vaccin AstraZeneca puisqu’il ne sera pas utilisé pour les enfants? Serait-ce pour tenter de susciter/cultiver une méfiance démesurée envers les vaccins anti-COVID et les pharmaceutiques?

Il semble bien que ce soit le cas, puisque Provost nous parle ensuite de médicaments retirés du marché après commercialisation. Il donne l’exemple de la thalidomide, qui a causé des malformations, et du Vioxx qui auraient fait plusieurs morts aux USA. Rappelons que la thalidomide est un médicament qui était prescrit aux femmes enceintes à la fin des années 50 et au début des années 60 pour combattre la nausée du matin, et qui fut à l’origine de malformations congénitales, mais à cette époque, il n’y avait pas d’échographie obstétricale; les malformations étaient en fait un effet secondaire tératogène IMMÉDIAT (premier trimestre; organogenèse) qui n’était observé que des mois plus tard à l’accouchement. On sait que le vaccin Pfizer n’entraîne pas ce genre d’effet.

Il semble nous dire tout cela pour tenter de réduire la confiance des gens. Mais Provost ne prend pas non plus en considération que, parfois, il est plus long avant de voir un effet car il y a un nombre limité de gens qui prenne un médicament ou un vaccin et, qu’en conséquence, il faut plus de temps avant d’observer un effet secondaire rare. Dans le cas des vaccins anti-COVID, ces effets sont identifiés beaucoup plus rapidement étant donné qu’ils sont administrés à des milliards de personnes partout dans le monde. Pour rappel, un vaccin ne perdure pas dans l’organisme et il ne s’accumule pas. Il stimule le système immunitaire et est dégradé rapidement. La plupart des effets secondaires causés par les vaccins apparaissent assez rapidement après l’injection. On parle de quelques heures à quelques semaines tout au plus. https://www.facebook.com/WalTrudeau/videos/399210248363493/

Dernière question posée par le Dr Shezana Stanojlovic à Patrick Provost :

Si des effets indésirables survenaient chez des enfants actuellement des mois ou des années à venir, qui serait vraiment responsable de la décision de vacciner ou non ces enfants?

Provost répond qu’il n’y a pas de comparable entre les vaccins traditionnels et ceux de la COVID, si ce n’est qu’il s’agit de produits donnés par injection intramusculaire qui visent à protéger d’une maladie infectieuse. Selon lui, il y a un manque d’imputabilité, de transparence et d’indépendance scientifique. Par exemple, les pharmaceutiques exonérées de tous les effets secondaires qui pourraient survenir suite au vaccin. Il fait également la remarque que la FDA a eu un délai de 108 jours pour accorder une licence au vaccin Pfizer mais demande un délai de 55 ans avant de divulguer publiquement les informations justifiant leur décision au lieu des 20 jours ouvrables indiqués dans leur loi. Les risques d’effet secondaires à moyen et long terme sont, selon lui, sous-estimés et ne pèsent pas suffisamment lourd dans le rapport bénéfices/risques.

Notre réponse:

Pourtant, il y a des programmes gouvernementaux d’indemnisation. Et les pharmaceutiques seront tenues responsables si la qualité du produit n’est pas celle qui avait été prévue ou si elles cachent des informations importantes. Mais il s’agit par contre d’une responsabilité qui est en partie assumée par les pays ayant autorisé les vaccins, qui eux, s’occuperont de l’indemnisation pour les personnes qui auraient des effets secondaires graves liés aux vaccins. Au Canada, c’est le programme de soutien aux victimes d’une vaccination.
https://www.soutienvictimesvaccination.ca/fr/

En France c’est l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) et, aux États-Unis, c’est le Countermeasures Injury Compensation Program. Il est donc impensable que les pays prendraient le risque d’avoir une quantité phénoménale de réclamation en autorisant un produit dangereux.

En ce qui concerne le délai de 55 ans pour les données de Pfizer, vous trouverez les explications ici.

https://www.reuters.com/legal/government/wait-what-fda-wants-55-years-process-foia-request-over-vaccine-data-2021-11-18/

https://www.lebigdata.fr/covid-19-donnes-pfizer-fda

https://www.washingtonpost.com/opinions/2021/12/13/55-years-fulfill-records-request-clearly-fda-needs-serious-reform-its-data-sharing-practices/

Pour la troisième partie, le Dr Danielle Fisch interroge Karine Collette sur le consentement libre et éclairé. Cette dernière prétend que la population est mal informée et que les médecins sont bâillonnés. Elle critique notamment la publicité du gouvernement qui incite davantage sur importance du consentement à la vaccination des enfants en négligeant le droit de refus. Elle donne l’exemple du feuillet qui indique qu’il est important de donner son consentement. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2021/21-279-161W.pdf

Notre réponse: Mais c’est tout simplement parce que sans ce consentement, par défaut, se sera considéré comme un droit de refus. Il n’y a pas d’obligation vaccinale pour les enfants et personne ne sera forcée de l’être contre son gré. La vaccination a lieu uniquement AVEC consentement. Vous trouverez plus d’information et de matières à réflexion sur les propos de Karine collette dans le lien suivant
https://vulgamag.ca/?p=955&fbclid=IwAR2v9_cwJLiEz4XkJ1eGmPbb75a4m_VWoI-JIihhNtysF9nDOCMzZWtaUhA

La conclusion de cette conférence ressemble encore fortement à une mise en scène même si, cette fois-ci, ils n’ont pas fait usage de sarrau et de stéthoscopes. Le Dr Ben Mbonjo n’a pas pu poser ses questions sur la COVID supposément parce qu’un des experts se serait désisté par « peur de représailles ». Est-ce vrai? Est-ce faux? Nous ne le saurons sûrement jamais, Mais pourquoi alors ne pas avoir questionné les 2 autres experts? En quoi ses questions étaient-elles si complexes qu’elles nécessitaient les réponses d’un expert spécifique? Qui, comme par hasard était absent? Si Massie et Provost ont pu se prononcer sur l’infection, la vaccination, les effets secondaires et le virus en général alors pourquoi n’étaient-ils pas en mesure de répondre aux questions de Mbonjo? Ou au moins donner leur avis sur la question? Serait-ce parce qu’il s’agit d’une mise en scène ou qu’on a présumé qu’ils n’avaient pas les qualifications requises pour y répondre? Allez savoir.

Dans une finale presque théâtrale, Bernard Massie revient en conclusion sur les propos d’un membre de la FDA qui a affirmé que nous ne saurons jamais à quel point ce vaccin est sécuritaire à moins de commencer à le donner. Cela fait peur n’est-ce pas? Mais dans les faits, cela veut tout simplement dire que le vaccin est suffisamment sûr et efficace pour passer à la pharmacovigilance!


– Équipe W.J.T. (Manon Mc L, Sabrina G.)
– Edition : Francis B.
– Révision : Mathieu Nadeau-Vallée

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