Reinfo Covid Québec?

par Dr Mathieu Nadeau-Vallée (alias WalMart Justin Trudeau) et son équipe.

Retour sur la réunion de Réinfo-Covid du 3 novembre

Depuis quelques jours, une vidéo du collectif Réinfo Covid Québec circule abondamment sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une conférence regroupant 2 médecins, 2 pharmaciens et un dentiste appuyés par 5 médecins de familles qui eux, ne prennent pas la parole.  Dès le départ, il est mentionné que ces médecins de familles n’appuient pas forcément les dires des 5 panélistes. À noter qu’il n’y a aucun spécialiste, c’est-à-dire par exemple virologues, microbiologistes-infectiologues, immunologues, pédiatres, intensivistes, ni épidémiologistes.

Mais ça vient d’où Reinfo Covid?

  1. Le regroupement Reinfo-covid a été créé par Louis Fouché, anesthésiste-réanimateur à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il est devenu une figure publique en propageant des demi-vérités et même des faussetés sur la pandémie de Covid-19 en animant Reinfo Covid, un site web de désinformation. La voix de Louis Fouché a émergé fin août 2020. À cette époque, il assure à la population française qu’il n’y aura pas de seconde vague.
  • Il affirme aussi que les vaccins ARNm vont modifier notre génome, ce qui est faux.
  • Il a aussi mentionné que le vaccin provoque l’infertilité, ce qui est faux.

Au contraire, c’est la covid-19 qui pourrait avoir un impact sur la fertilité mâle :https://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/impacts/ddr-la-covid-19-peut-avoir-un-impact-sur-la-fertilite/?fbclid=IwAR2CPsvh8W22u_iXfYeNRObqy22XgF8GwVF11God_okn7xm0YKwIwBRdZbg

https://presse.inserm.fr/la-covid-19-a-un-impact-sur-la-fertilite-vraiment/43403/?fbclid=IwAR1_KCaRLLmqXL32cQDol2jMYmfe3VQGIfyBPCmnCqgqs5QvCy5weE9G-Bc

d) Reinfo covid a fait la promotion d’un protocole médical contesté par l’Ordre des médecins français (Hydroxychloroquine, Vitamine D, Zinc). Il reconnaît l’existence de la pandémie, mais affirme qu’elle provoque un « déferlement totalitaire » et la mise en place d’un « ordre tyrannique techno-sanitariste ».

Au Quebec :

Le porte-parole de Reinfo Covid Québec est le Dr Robert Béliveau, médecin de famille retraité, conférencier, auteur, animateur d’ateliers sur la réduction du stress basés sur la pratique de la pleine conscience. Il a multiplié les sorties dans divers médias pour s’opposer aux mesures sanitaires, argumentant par exemple que le collège des médecins (CMQ) bâillonne les médecins qui veulent être lanceurs d’alertes, que le passeport vaccinal est inutile, que les vaccins sont en perte d’efficacité et moins utiles qu’on ne le laisse croire. Pourtant, les données québécoises démontrent que les vaccinés ont un risque 16x moindre de développer une covid sévère.

https://twitter.com/sante_qc/status/1458465868065746947/photo/1


Sur leur site internet, on retrouve beaucoup de désinformation, par exemple:

  • Que le gouvernement dénombre des morts par accident, vieillesse, suicide comme étant attribuées à la covid-19;
  • Qu’une comorbidité est la cause du décès lors d’un décès covid;
  • On parle des risques de vacciner des femmes enceintes, alors que la vaccination des femmes enceintes est sécuritaire selon toutes les associations savantes obstétricales;
  • On présente l’ivermectine comme étant un traitement efficace (alors qu’elle n’est actuellement pas recommandée pour le traitement de la covid puisque les études de bonne qualité n’ont pas démontré de bénéfice);
  • Intégration de l’ARNm dans le génome humain;
  • Masques dangereux pour les enfants;
  • tests PCR peu fiables…

La fameuse vidéo du 3 novembre

Quelles sont les revendications et les arguments des panélistes? Essentiellement ils réclament un débat public et sont contre l’obligation vaccinale. En ce moment, il n’y a pas d’obligation vaccinale au Qc

1. Dre Carole Xavier, anatomo-pathologiste au CISSS Outaouais Gatineau.

  1. Ce qu’elle dit. Elle dénonce l’absence de débat public et déplore les dommages collatéraux des mesures anti-covid. Elle n’est pas vaccinée car elle n’arrive pas à se convaincre de la nécessité de vacciner 100% de la population ni de l’efficacité de cette vaccination généralisée ni de l’innocuité des vaccins à ARNm à long terme. Elle mentionne les risques de bris de services engendrés par l’obligation vaccinale et des retards que cela peut causer dans les soins.
  • Les faits. L’efficacité et l’innocuité des vaccins à ARNm a bel et bien été démontré dans plusieurs études dont celle de l’INSPQ, et multiples études cliniques de bonne qualité, reproductibles, rigoureuses et révisées par les pairs, incluant dans les populations moins à risque :
  1.  https://www.inspq.qc.ca/covid-19/vaccination/efficacite-2-doses ;
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2034577
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2110345
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2110475
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2107456
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2116298
    1. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)02183-8/fulltext
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2035389
    1. https://www.nature.com/articles/s41591-021-01583-4
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2113017

Les myocardites causées par les vaccins à ARNm sont extrêmement rares et bénignes. Il y a eu 1012 cas au Canada, et aucun décès, sur 58 millions de doses. Il n’y a pas eu de décès causé par les vaccins à ARNm au Canada; il y en a eu 1 seul dans le monde sur environ 6 milliards de doses.

Sources :

  1. https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/securite-vaccins/
  2. https://www.nature.com/articles/d41586-021-02740-y
  3. https://www.gov.il/…/publications/reports/seav-25092021
  4. https://www.inspq.qc.ca/publications/3153-vaccination-jeunes-covid-19-myocardites-pericardites-vaccin-arn?fbclid=IwAR106V5Hxx49UUYG8P0om5gh8lNhWpqM1i4emjdiF619_daCvaCZUQkIBSE

  • Nous sommes tous d’accord que la pandémie a occasionnée des problèmes de santé mentaux chez les jeunes et moins jeunes, des bris de services et du retard sur les listes opératoires et autres services médicaux. La pandémie a plusieurs conséquences et nous aurions tous aimé qu’il n’y ait pas de pandémie. Attention par contre, on ne se prive pas de toute l’expertise scientifique et médicale, des équipes multidisciplinaire œuvrant à l’INSPQ et tous les conseillers de la santé public (infectiologues, immunologues,microbiologistes, intensivistes, statisticiens, psychiatres,  etc…) qui ont un consensus guidé par des données cliniques et qui font les recommandations au gouvernement
  • Un débat scientifique, oui. Donc un débat appuyé sur des données probantes reproductibles et vérifiables révisées par les pairs et le plus souvent indexées dans des journaux crédibles. Ce que réinfo-covid offre en général ne fait pas partie de cela. On parle plutôt d’informations douteuses, non-vérifiables, offertes sous forme de sophismes, demi-vérité, raccourci intellectuel, cherry picking, etc. Voilà pourquoi ces gens ne se font pas offrir de tribune. Un exemple pour illustrer cela, le Dr Robert Belliveau (faisant partie de réinfo-covid) fut de passage à l’émission Denis Levesque avec entre autres le microbiologiste-infectieuse Amir Khadir. La table était mise pour un ‘’débat’’ comme le souhaite Réinfo-covid. En réalité, nous n’avons pas assisté à un débat, le Dr Amir Khadir a plutôt dû donner un cours magistral de microbiologie au Dr Belliveau qui n’était pas à niveau dans ses connaissances de la littérature récente sur la covid. Le Dr Amir Khadir devait sans cesse rectifier les dires du Dr Belliveau. Autre exemple, la lettre ouverte publiée par LaPresse du Dr René Lavigueur, bourrée de désinformation qui fut rétractée le lendemain. Une lettre publiée par un groupe d’experts fut publiée en réponse pour rectifier les faussetés qu’avait écrite Dr Lavigueur. Bref, si vous voulez un débat, il se doit d’être un minimum scientifique.

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-10-28/replique-au-dr-lavigueur/des-faussetes-et-des-demi-verites-a-corriger.php

2. Dr Alain Roux, neurochirurgien

Il se questionne sur le maintien de l’urgence sanitaire ainsi que sur l’utilité du passeport vaccinal.

Concernant l’utilité ou non du maintien de l’urgence sanitaire, il est difficile de se prononcer mais selon les dires du premier ministre, elle sera levée après la campagne de vaccination des 5-11 ans. Autrement dit, d’ici quelques semaines.

Urgence sanitaire

  1. Dr Roux montre des diapositives de l’INSPQ et de statistiques du Qc pour dire qu’il y a eu peu de décès et d’hospitalisations lors des 3e et 4e vagues. Comparé aux 2 premières vagues c’est vrai. Justement en grande partie grâce à la vaccination et au maintien de certaines mesures sanitaires. Maintenant est-ce suffisamment bas? Il ne faut pas oublier qu’un cas de covid hospitalisé demande énormément de ressources matérielles, en espace et aussi en personnel dédié. Si un hôpital déborde de cas de covid, alors il deviendra difficile de traiter de simples cas d’appendicite, de crises cardiaques, d’AVC qui surviennent au quotidien. Dans ce cas, c’est tout le monde ayant besoin de soins qui seront pénalisés. Et avec les ressources qui sont de plus en plus minces, un nombre moins élevé de cas que par exemple durant la 1ere vague pourrait être suffisant pour saturer les hôpitaux. De plus, les cas covid sévères sont de plus en plus jeunes, les jeunes patients aux soins intensifs demandent des soins plus longs puisqu’ils survivent pour la plupart. On parle parfois de plusieurs semaines et mois aux soins intensifs, intubés et sédationnés, à 10 000- 15 000$ par jour d’hospitalisation, 1 infirmière pour 1 patient (ratio 1 :1 ou 1 :2 aux soins intensifs).

Il faut tenir compte qu’il y a eu du délestage lors des vagues précédentes et qu’il y a du rattrapage à faire et qu’on ne peut pas se permettre de refaire du délestage important comme lors des premières vagues. Il ne tient pas compte non plus du retour des autres virus respiratoires à cause du relâchement de plusieurs mesures et qui peuvent conduire à d’éventuelles hospitalisations. On peut déjà l’observer d’ailleurs avec le virus RSV chez les enfants.
https://ici.radio-canada.ca/decrypteurs/en-vedette/document/nouvelles/article/1837514/pediatrie-crise-bebes-nouveau-nes-bronchiolite-sherbrooke-lafrenaye-vaccins 

  • En ne discutant que des hospitalisations et des décès, il néglige aussi les impacts de la covid à plus long terme (covid longue, syndrome PIMS, fibrose pulmonaire) non seulement pour les patients, mais aussi en ressource en matière de santé.

C’est justement la vaccination qui va nous permettre d’approcher cette immunité collective. Les statistiques de la 4e vague sont bonnes au Qc à cause du maintien de certaines mesures et du haut taux de vaccination. Il n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé dans les pays ou provinces ou les mesures ont été levées trop rapidement alors qu’ils n’avaient pas un taux de vaccination adéquat, par exemple l’Alberta et la Saskatchewan https://www.journaldemontreal.com/2021/10/23/les-forces-armees-canadiennes-apporteront-leur-aide-a-la-saskatchewan-1

Sans oublier que selon des données québécoise (et américaines), les vaccinées ont 5x moins de chance d’avoir une infection covid. Difficile de transmettre une infection que l’on n’a pas!

  1. https://twitter.com/sante_qc/status/1458465868065746947/photo/1
  2. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2110345

Passeport vaccinal

Selon le Dr Roux, le passeport vaccinal cause une ségrégation et menace la protection de la vie privée. Il donne l’exemple des États-Unis ou seuls 3 États auraient opté pour le passeport vaccinal. Néanmoins, 87% de la population du Qc âgée de 12 ans et plus ont eu leur 2 doses et sont admissibles au passeport vaccinal et il est exigé principalement pour les services non essentiels.  

Mon opinion : je suis personnellement d’accord que le passeport vaccinal a des effets néfastes, mais il a certainement aussi des effets bénéfiques. Je ne sais pas s’il y a de bonnes données scientifiques sur le sujet, c’est d’ailleurs pourquoi je n’aborde pas le sujet d’habitude. Je suis bien sûr d’accord qu’un débat (encore une fois appuyé sur des données probantes) puisse avoir lieu.

L’objectif du passeport vaccinal est d’éviter de nouvelles fermetures massives lorsque le nombre d’infections augmente ce qui affecterait l’ensemble de la population et l’économie. C’est de réduire les risques d’éclosion qui pourraient survenir chez les non vaccinés. Ce sont eux maintenant qui sont le plus à risque d’encombrer les hôpitaux et qu’il faut protéger (15x plus à risque selon les données québécoises Santé Qc). Le passeport vaccinal ne contient pas d’informations personnelles ou médicales en dehors du nom, de la date de naissance, du nombre et du type de vaccin reçu. Au final, ça affecte beaucoup moins l’ensemble de la population que lorsque les hôpitaux deviennent débordés et que plus personne ne peut recevoir les soins dont il ou elle a besoin. Ou encore lorsque les commerces doivent être fermés.

Rappelons aussi que le taux de vaccination est très variable selon les États et que le passeport vaccinal est utilisé à plusieurs endroits dans le monde par exemple en Californie, New York, France, Danemark, Australie, d’autres provinces canadiennes, etc. Que l’on soit pour ou contre, ce n’est pas une mesure unique au Québec. D’ailleurs, le Danemark qui avait arrêté d’utiliser le passeport vaccinal l’a réinstauré suite à une augmentation des cas de covid.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-11-05/france/le-passeport-sanitaire-autorise-jusqu-en-juillet-2022.php#

https://www.rts.ch/info/monde/12624864-le-danemark-reintroduit-le-pass-sanitaire-le-suivi-du-covid19-dans-le-monde.html

https://vancouversun.com/news/local-news/covid-19-which-b-c-ski-resorts-require-covid-19-vaccination-this-season

https://www.retailcouncil.org/coronavirus-info-for-retailers/vaccination-requirements-by-province/

https://www.nsw.gov.au/covid-19/business/covid-safe-business/vaccination-rules

Le pharmacien Jean-Yves Dionne (mais qui ne travaille plus en pharmacie selon ses dires)

  1. Il se prononce contre l’obligation vaccinale. Fait : il n’y a pas d’obligation vaccinale au Qc. Il y a une obligation vaccinale pour pratiquer certains métiers ou accéder à certains lieux, mais personne ne se fait vacciner de force.
  • Il mentionne que l’éthique en médecine est d’avoir un choix libre et éclairé et qu’en cas de refus d’une intervention, c’est un devoir de trouver une alternative. Il mentionne être vacciné.

Mon opinion. C’est vrai du point de vue individuel, mais en temps de pandémie, il faut tenir compte aussi de l’impact collectif. C’est d’ailleurs le but de la loi sur la santé publique. Qu’une personne choisisse de refuser un traitement contre le cancer, cela ne l’affecte que lui mais lorsqu’on est en présence d’une maladie infectieuse, la décision individuelle peut entraîner de graves conséquences pour plusieurs personnes en provoquant des éclosions, la fermeture des commerces, l’encombrement des hôpitaux et pouvant même entraîner la mort d’autres personnes.

c)   Il mentionne que l’efficacité du vaccin est tombée à 70% et même 49 % avec comme source un peu floue «publié dans Radio-Canada […] et partout ailleurs»

Faits : l’efficacité vaccinale demeure supérieure à 85% en termes d’infection ET d’hospitalisation même après 5-6 mois pour ceux ayant reçu deux doses de vaccin à ARNm, en Amérique du Nord :

  1. https://www.inspq.qc.ca/covid-19/vaccination/efficacite-2-doses
  2. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2110345

d)   Il mentionne que le vaccin n’empêche pas d’être porteur du virus ni de le transmettre et il cite en exemple l’éclosion à l’hôpital de Verdun.


Concernant l’éclosion, il semble que cela soit survenu dans l’unité gériatrique. Douze patients et trois travailleurs de la santé ont contracté la maladie dans les murs de l’établissement. La quasi-totalité d’entre eux étaient doublement vaccinés. Rappelons que chez les personnes âgées ou immunodéprimées, le vaccin est un peu moins efficace c’est pourquoi une 3e dose leur ait offerte. Mais preuve que les vaccins fonctionnent bien contre la forme grave de la maladie, la plupart des patients n’ont eu que des symptômes mineurs, un seul a été transféré aux soins intensifs et aucun membre du personnel n’a dû être hospitalisé. Il est fort probable que sans la vaccination, puisque le virus s’est répandu dans l’unité gériatrique affectant ainsi des personnes vulnérables, que beaucoup plus de patients se seraient retrouvés aux soins intensifs.

https://montrealgazette.com/news/local-news/we-still-have-to-be-careful-covid-19-outbreak-hits-verdun-hospital

De plus, tel que mentionné précédemment, oui le vaccin n’empêche pas d’attraper le virus ni de le transmettre, il n’en demeure pas moins qu’il réduit la probabilité de transmission considérablement ainsi que les risques.

  1. https://spiral.imperial.ac.uk/handle/10044/1/90800
  2. https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext?fbclid=IwAR1xNkgZsgmQLvmq1IXFfUIaTUU9iMl-GijYbXcqu5hCedqWQsdUEqk_-kM
  3. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.28.21261295v1.full?fbclid=IwAR2E-IcWfeNwDCmHEAX1AHliSOMPieUSWNf_oNAmJf6UWc2vKTgYaGNewl8 d)
  4. https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext?fbclid=IwAR25V5mo47_KqXXkGWKDU1uG0k7f-ns13bk_vB9jmNfaWb_MEhvy647P7qs

e)   Il mentionne ensuite que les vaccins à ARNm sont nouveaux dans le monde vaccinal et qu’il n’y a pas d’étude clinique sur le long terme.

Faits : En fait, cette technologie est en développement depuis plus de 30 ans et a fait l’objet de nombreuses études chez les animaux mais aussi de phases cliniques chez l’homme notamment contre les virus de la rage, du HIV, de l’influenza, du Zika, du CMV, des metapneumovirus et parainfluenza. Il y a donc un recul de plusieurs années concernant cette technologie. Pour le vaccin contre la covid de Pfizer, les études cliniques ont débuté en avril 2020 chez l’homme ce qui nous donne un bon 18 mois de recul sur ce vaccin. Aujourd’hui c’est plus de 3 milliards de personnes doublement vaccinées à travers le monde, pas tous avec le Pfizer c’est vrai, mais quand même plusieurs.

  1. https://cihr-irsc.gc.ca/f/52424.html?fbclid=IwAR1ihzKVMREACR75x2sgo47gLA25ey6KJBb7vs-_XBwiVVM6WrCAg7iqzqM
  2. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)31665-3/fulltext
  3. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6221380/
  4. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31079849/
  5. https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03014089
  6. https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03392389?term=parainfluenza&draw=2&rank=8

f)    Il mentionne également qu’il n’y a pas de pharmacovigilance, c’est-à-dire pas de suivi à long terme. Faits : nous sommes présentement en phase de pharmacovigilance et c’est justement le but de cette phase de détecter les effets secondaires très rares qui sont impossibles à détecter dans un essai clinique mais aussi de voir les effets à long terme.

Cependant, il s’agit ici d’un vaccin, pas d’un médicament qui est pris sur une base régulière et qui peut causer des effets cumulatifs. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un nouveau type de vaccin qu’il y a plus de risques d’effets secondaires à long terme. Tous les composants du vaccin et les protéines produites sont rapidement dégradés et éliminés de l’organisme (en moins de 2 semaines). Un vaccin ne perdure pas dans l’organisme et il ne s’accumule pas, il stimule le système immunitaire et est dégradé rapidement.  La plupart des effets secondaires causés par les vaccins apparaissent assez rapidement après l’injection. On parle de quelques heures à quelques semaines tout au plus. Des effets plus graves mais très rares ont toutefois été rapportés, comme des thromboses (essentiellement avec Astra Zeneca; actuellement il n’y a pas de lien franc entre les vaccins à ARNm et le développement de thrombose/embolie pulmonaire après plus de 6 milliard de doses administrées) et des myocardites (bénignes, aucun décès enregistré au Canada et aux USAs) qui surviennent dans les jours ou quelques semaines après l’administration du vaccin. https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/securite-vaccins/ .

Historiquement, les vaccins ne causent pas d’effets secondaires d’apparition tardive. Le vaccin RRO ne cause pas l’autisme. C’est aussi pourquoi la FDA demande un suivi post 2e dose de 8 semaines et qu’ils considèrent cela suffisant. Pour les vaccins covid à ARNm, il n’y a pas d’effet secondaire d’apparition tardive (> 6 sem) qui ont été observés dépassés, tel qu’attendu. Cela fait presque un an que la vaccination de masse a débuté. Et dans la grande majorité des cas, les effets secondaires causés par les vaccins sont bénins et ne durent pas longtemps.

https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/vaccin-vaccin-sont-effets-possibles-long-terme-15861/

Le dentiste Franck Hugbeke

Il se prononce contre l’obligation vaccinale en santé. Il se questionne sur les risques de bris de service. Il donne en exemple les cliniques dentaires où selon lui, il n’y aurait eu aucun cas de covid. Il revient sur le droit au consentement libre et éclairé et sur le droit au refus d’un traitement. Il rappel qu’il est pour la vaccination, mais remet en question l’efficacité des vaccins à aider à prévenir l’infection et la transmission.

Faits : tel que décrit plus haut, la vaccination réduit le risque d’infection, de transmission, et surtout réduit le risque de covid sévère chez le vacciné.

Mon opinion : pourrait-il y avoir une solution autre (tel que dépistage obligatoire 3x/sem), je ne suis pas contre.

Je suis d’accord que le port des équipements de protection individuel est crucial dans la prévention des infections en milieu de santé, mais je crois que la vaccination offre une protection supplémentaire.

La pharmacienne Annie Fortin, Estrie

  1. Elle dénonce l’absence de débat autour de la vaccination des enfants. Elle mentionne que l’immunité acquise par le vaccin comporte des risques. Elle mentionne qu’il y a 1 à 3 décès par 100 000 vaccinés, peu importe l’étude, mais ne fournit aucune source. Ce qui, selon elle, pourrait conduire à 35 décès chez les 0 à 19 ans, en plus d’un minimum d’une centaine d’enfants avec des conséquences à longs termes.

Faits : Sur environ 6 milliards de doses de vaccins à ARNm administrés, il n’y a eu qu’un seul décès déterminé comme ayant été causé par la vaccination. Il n’y a eu aucun décès dans les études cliniques randomisées, ni chez les adultes, ni chez les adolescents, ni chez les enfants. Les vaccins à ARNm sont sécuritaires :

  1. https://www.reuters.com/world/asia-pacific/new-zealand-reports-death-woman-after-pfizer-covid-vaccine-2021-08-30/
  2. https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/vaccines/safety/adverse-events.html     
  3. https://www.inspq.qc.ca/covid-19/vaccination/efficacite-2-doses ;
  4. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2034577
  5. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2110345
  6. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2110475
  7. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2107456
  8. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2116298
  9. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)02183-8/fulltext
  10. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2035389
  11. https://www.nature.com/articles/s41591-021-01583-4
  12. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2113017
  • Elle donne comme exemple les myocardites/péricardites qui seraient clairement indiqués sur le site de Santé Canada.

Faits : Au Canada, on parle de 1012 cas de myocardite/péricardite sur 57,8 millions de doses administrées pour tout âge confondu, dont 613 cas avec Pfizer, affectant surtout les jeunes hommes (âge médian de 22 ans). https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/securite-vaccins/ . Aucun décès.

Aux USAs sur plus de 30 millions d’adolescents vaccinés, il y a eu 900 cas de myocardite (incidence 3 par 100 000). Aucun décès.

La covid elle-même augmente le risque de myocardite par 16-37x
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7035e5.htm ;
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7035e5.htm?s_cid=mm7035e5_e&ACSTrackingID=USCDC_921-DM64772&ACSTrackingLabel=MMWR%20Early%20Release%20-%20Vol.%2070%2C%20August%2031%2C%202021&deliveryName=USCDC_921-DM64772 ;
et celles-ci sont plus sévères; il y a eu des décès d’enfants dans ce contexte : 
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jpc.15737

Il faut d’ailleurs faire attention aux fausses rumeurs qui circulent sur internet comme celle du décès d’une jeune adolescente qui a été attribuée au vaccin sans aucune preuve.

https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/securite-vaccins/ 
https://www.tvanouvelles.ca/2021/11/05/autopsie-dune-fausse-nouvelle-ma-fille-me-manque-1?fbclid=IwAR1UnBqFzwsnRZ3ESA0g57qt7F7DvT5r1rKIybpVCJC5BgPaNrKh0icABUc

  • Sur la base des fausses informations précédentes, elle prétend que le risque des vaccins est supérieur aux bénéfices, puisqu’il y aurait possibilité de 35 décès avec les vaccins contre 1 décès pour la covid chez les enfants.  

En plus que les chiffres qu’elles donnent sont erronés et sans source, elle ne tient pas compte de plusieurs autres facteurs importants dans le bénéfice de vacciner les enfants : Covid longue, syndrome PIMS, hospitalisations incluant soins intensifs (40 enfants 0-9 ans furent hospitalisés aux soins intensifs au Qc pour la covid), dommages collatéraux etc.

https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/age-sexe
https://www.facebook.com/WalTrudeau/videos/1086044542133522

  • Finalement elle mentionne que les vaccins contre la covid sont très différents des vaccins habituels et qu’on ne connaît pas les effets à longs termes. Qu’ils causent plusieurs effets secondaires graves pour une efficacité mitigée.

Faits : L’efficacité et l’innocuité des vaccins à ARNm a bel et bien été démontré dans plusieurs études dont celle de l’INSPQ, et multiples études cliniques de bonne qualité, reproductibles, rigoureuses et révisées par les pairs, incluant dans les populations moins à risque :

  1.  https://www.inspq.qc.ca/covid-19/vaccination/efficacite-2-doses ;
    1. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2034577
    2. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2110345
    3. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2110475
    4. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2107456
    5. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2116298
    6. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)02183-8/fulltext
    7. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2035389
    8. https://www.nature.com/articles/s41591-021-01583-4
    9. https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2113017

*Le point sur les effets secondaire à long terme fut adressé précédemment

f)   Elle termine en affirmant que l’on empêche les enfants de développer une immunité naturelle qui selon elle, est toujours plus profonde, plus efficace et plus longue qu’avec les vaccins.

Faits : l’immunité « naturelle » (terme incorrecte puisque l’immunité développée par immunisation vaccinale est tout aussi naturelle, simplement déclenchée différemment) est inférieure à l’immunité vaccinale en terme d’efficacité dans le temps, dans au moins 33% des cas, sinon plus, du moins chez l’adulte. L’enfant s’expose aussi aux risques associés à la covid, en ordre décroissant de fréquence: covid longue, myocardite, syndrome PIMS, nécessité d’être hospitalisé aux soins intensifs, intubé, développement de séquelles pulmonaires, etc.

  1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8386781/
  2. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33237893/
  3. https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/70/wr/mm7032e1.htm

Annexe :

La pharmacovigilance et le VAERS

Une fois que la vaccination de la population a commencé, il faut continuer de documenter les effets secondaires qui sont observés. C’est un processus qui est effectué pour tous les vaccins mis sur le marché. Pas seulement ceux de la covid. Il peut exister des effets secondaires très rares qu’il est impossible de voir tant qu’on n’aura pas vacciné un très grand nombre de personnes. Par exemple, les vaccins Pfizer et Moderna ont réalisé leur phase 3 sur un nombre exceptionnellement plus élevé que ce qui est fait en temps normal mais cela reste sur plusieurs dizaines de milliers de participants non pas sur des millions de personnes. Les effets rares qui peuvent survenir sur 1 cas par 100 000 ou 1 cas par 1 000 000 ne sont jamais déterminés lors de la phase 3. C’est le rôle de la pharmacovigilance de les déterminer. C’est comme ça que ça se passe pour tous les types de vaccins mais aussi pour tous les médicaments. Seulement d’habitude, la population n’y porte pas attention.

En temps normal, cela peut prendre plusieurs années avant qu’un effet rare soit identifié puisque le nombre de personnes qui reçoit le vaccin est limité mais dans le cas des vaccins anti-covid, ces effets sont identifiés beaucoup plus rapidement étant donné qu’ils sont administrés à des millions de personnes partout dans le monde.  Pour faire la pharmacovigilance, les autorités sanitaires de partout dans le monde ont mis en place des bases de données qui compilent des effets indésirables suivant l’administration d’un vaccin. La plus connue est la VAERS américaine (Vaccine Adverse Event Reporting System). Mais les données qu’on y retrouve sont souvent mal interprétées par le public. Même s’il y a des milliers de décès et autres événements indésirables qui y sont notés, rien ne prouve qu’il y ait un lien avec la vaccination.

Ce n’est pas parce qu’une personne fait un AVC, une thrombose ou une crise cardiaque que c’est forcément lié aux vaccins. Il est possible que ce ne soit qu’une coïncidence. Ces événements surviennent régulièrement dans la population même sans les vaccins anti-covid.  Par exemple, plein de gens ont des maux de tête sans avoir été vaccinés. Mais en comparant les groupes vaccinés avec les non vaccinés, les pharmaceutiques ont pu confirmer qu’effectivement, il y avait plus de gens qui avaient des maux de tête temporaires et bénins parmi ceux qui avaient reçu le vaccin. C’est la même chose pour les incidents plus graves. Lors des essais cliniques de Pfizer, il y a eu 2 décès dans le groupe vacciné mais 4 parmi les non vaccinés. Il y a donc eu 2 décès de plus chez les gens non vaccinés!  On ne peut pas dans ce cas conclure que le vaccin est responsable des décès survenus lors de l’essai. Ce sont des enquêtes minutieuses qui vont déterminer s’il y a un lien ou non avec le vaccin. Des informations que les bases de données comme le VAERS ne fournissent pas.

D’ailleurs, même les sites de pharmacovigilance précisent que les effets déclarés ne sont pas forcément reliés aux vaccins.

On retrouve sur le site d’Eudravigilance les mentions suivantes :

  • Les informations publiées sur le présent site internet concernent des effets indésirables suspectés, par exemple des événements médicaux ayant été observés après l’utilisation d’un médicament, mais qui ne sont pas obligatoirement liés ou dus au médicament.
  • Les informations sur les effets indésirables déclarés ne doivent pas être interprétées comme signifiant que le médicament ou la substance active provoque l’effet observé ou que son utilisation présente un risque. Seule une analyse détaillée et une évaluation scientifique de toutes les données disponibles permettent de tirer des conclusions robustes sur les bénéfices et les risques d’un médicament.
  • L’Agence européenne des médicaments publie ces données afin que les parties intéressées, notamment le grand public, puissent accéder aux informations que les autorités européennes de réglementation des médicaments utilisent pour évaluer la sécurité d’un médicament ou d’une substance active. La transparence est un principe directeur clé de l’Agence. 
    https://www.adrreports.eu/fr/index.html

Et le même type d’avis est présent pour les bases de données américaine et canadienne

Pour la VAERS on y retrouve le message suivant :

  • VAERS accepts and analyzes reports of possible health problems—also called “adverse events”—after vaccination. As an early warning system, VAERS cannot prove that a vaccine caused a problem. Specifically, a report to VAERS does not mean that a vaccine caused an adverse event. But VAERS can give CDC and FDA important information. If it looks as though a vaccine might be causing a problem, FDA and CDC will investigate further and take action if needed.
  • Anyone can submit a report to VAERS — healthcare professionals, vaccine manufacturers, and the general public. VAERS welcomes all reports, regardless of seriousness, and regardless of how likely the vaccine may have been to have caused the adverse event.
    https://www.cdc.gov/vaccinesafety/ensuringsafety/monitoring/vaers/index.html

Les données résumées de la pharmacovigilance canadienne sont disponibles ici.

On y retrouve le message suivant: Certaines personnes ont signalé des événements indésirables (effets secondaires) après administration du vaccin contre la COVID-19 au Canada. Ces événements indésirables n’ont pas nécessairement un lien causal avec le vaccin. Par exemple, ils peuvent être :

L’anxiété ressentie à l’égard de la vaccination, une réaction allergique à une autre substance, liée à une condition préexistante une coïncidence

https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/securite-vaccins/sommaire.html

Il est donc faux de prétendre qu’il y a un nombre important de décès ou d’effets secondaires dus aux vaccins en se basant uniquement sur ces bases de données. Ce sont les enquêtes seulement qui peuvent conclure si un événement est relié ou non au vaccin et qu’il n’est pas le simple fait du hasard.

Et lorsqu’on regarde les principaux rapports concernant les vaccins, on constate dans certains cas, qu’il est mentionné des effets secondaires qui empêchent les gens d’aller travailler ou de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Mais cela ne veut pas dire que ce sont des effets graves. La plupart du temps, la fièvre ou une fatigue extrême sont suffisantes pour qu’une personne choisisse de prendre une journée de congé.

C’est la première fois que des vaccins sont autant surveillés. Et s’il existe bien des effets secondaires rares mais graves, sur plusieurs millions de doses administrées le nombre peut sembler impressionnants lorsque pris hors contexte. Actuellement il y a plus de 3 milliards de gens dans le monde qui ont reçu leur 2 doses de vaccins (3 148 461 196). Si un effet grave survient par exemple chez 1 personne sur 1 million ou 1 sur 100 000 alors ça fait quand même 3148 et 31 484 personnes qui auront cet effet dans le monde. Ça peut sembler beaucoup mais en réalité c’est très peu à l’échelle mondiale sans compter que beaucoup de ces effets rares sont traitables.

Pour n’importe quel médicament ou vaccin, il y a toujours une liste d’effets secondaires qui peuvent survenir dans de rares cas. Même ceux qui sont en vente libre et couramment utilisés. Exemple de l’acétaminophène (Tylenol)
https://elsevier.health/en-US/preview/acetaminophen#adverse-reactions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *