Corona VirusVaccin ARNm

Pourquoi cette étude biaisée ne sera JAMAIS publiée dans des revues scientifiques de prestige.

Introduction 

Patrick Provost suspendu de l’Université Laval @universitelaval pour ses théories complotistes, signait en Nov. 2022 une étude observationnelle avec Hélène Banoun sur une supposée période de 6 semaines trop courte pour identifier des effets indésirables des vaccins ARNm contre la covid-19. Voici pourquoi cette étude ne sera jamais publiée dans de vrais journaux scientifiques dignes de ce nom et que c’est publié dans un « réseau social » de scientifiques. 

https://www.researchgate.net/publication/365893989_A_6-week_time_period_may_not_be_sufficient_to_identify_potential_adverse_events_following_COVID-19_vaccination

Et sur PMC Europe qui est le dépôt autonome, gratuit, libre de droits et surtout non révisé. Par exemple, avant d’être publié sur PubMed, l’article doit avoir passé par un comité de lecture.



Qui est Hélène Banoun ?

Hélène Banoun, pharmacienne biologiste, membre du Conseil scientifique indépendant (CSI) étroitement lié à Réinfo-Covid (Désinfo-Covid) en France est un regroupement antivax s’affichant comme des scientifiques indépendants exempt de tout conflit d’intérêt. Il faut croire que vendre des livres et faire des conférences payantes qui font la promotion des théories complotistes ne font pas partie de leur définition de conflit d’intérêt. 
https://www.ladepeche.fr/2022/08/18/antivax-a-toulouse-qui-sont-ces-experts-du-conseil-scientifique-independant-10493214.php

https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/creation-d-un-conseil-scientifique-independant-en-quoi-consiste-il-1083424.html

https://www.liberation.fr/checknews/quest-ce-que-le-conseil-scientifique-independant-qui-a-invite-michele-rivasi-a-une-reunion-publique-20210427_POUCZVBEC5B3LJJN6QRNIZSW6U/

https://www.liberation.fr/checknews/les-etranges-conferences-payantes-de-louis-fouche-figure-des-anti-vaccins-et-pourfendeur-des-conflits-dinterets-20221112_PCS5WL4PQNB5PJVWJOYGBBG5PI/



Qu’est-ce qu’une étude observationnelle?

Une étude observationnelle, à la différence d’une étude randomisée, est généralement entreprise lorsqu’il est impossible, peu pratique ou non éthique d’avoir un groupe témoin. Ce genre d’étude est utile pour générer des hypothèses qui peuvent être vérifiées rigoureusement dans un essai contrôlé randomisé.
https://cihr-irsc.gc.ca/f/48952.html


Hors, en partant, l’étude présentée ici ne répond d’aucune façon à cette définition.



Détails de l’étude

Nous parlons d’une très petite cohorte provenant du Bas-St-Laurent-Gaspésie (prov. Québec) de 122 personnes du 30 septembre 2021 et juillet 2022. Dix mois séparent les observations. 63 hommes, 49 femmes ; 67,54 ± 14,55 ans ; moyenne ± écart type

  • 76 avaient reçu le vaccin de Pzer/BioNTech;
  • 55 Moderna;
  • 7 AstraZeneca;
  • 2 CoviShield

Une dose : 2, Deux doses : 35, Trois doses: 62, Quatre doses: 13


Parmi les 112 patients inclus dans l’étude, 33 ont été testés positifs à un test PCR ou antigénique COVID-19 pendant la période d’étude, 48 étaient négatifs et 31 n’ont pas fourni l’information (inconnu). Sur les 38 événements liés à la santé survenus dans 33 patients testés positifs au COVID-19, 26 (68,4 %) sont survenus après la vaccination mais avant l’infection au COVID-19, tandis que 12 (31,6 %) sont survenus après la vaccination et l’infection


Leur conclusion

«Les patients ont signalé des modifications de leur dossier pharmacologique à la suite d’événements liés à la santé, survenus au bout de 11,57 semaines (médiane ; intervalle de 0,04 à 47.14) après leur dernière injection de 3 doses de COVID-19 (médiane ; intervalle de 1 à 4). Les affections médicales les plus fréquentes apparues ou aggravées étaient les maladies cardiovasculaires (MCV ; N = 61), le cancer (N = 31), les maladies respiratoires (RD ; N = 22) et le zona (N = 10), dont la moitié est survenue après le deuxième dose. Dix-neuf (19) patients (10 hommes, 9 femmes ; 78,2 ± 11,4 ans) sont décédés en moyenne 17,14 semaines (ET 13,71) après leur dernière injection

La plupart (76,1 %) des événements liés à la santé vécus par les patients vaccinés contre la COVID-19 sont survenus au-delà de la période de 6 semaines prescrite par les autorités sanitaires. Nos conclusions appellent à de nouvelles investigations et à une prolongation de la période de notification des EI post-vaccination.»




Points faibles et biais flagrants de l’étude

  • Pour commencer, 122 personnes, c’est une très petite cohorte. La pharmacovigilance se base sur l’ensemble des EI rapportées d’une population en la comparant aux années précédentes.

  • Des personnes atteintes de diverses pathologies (maladies cardiovasculaires, cancer, etc.) verront leur médication changer au fur et à mesure de l’intensité des symptômes en cours de traitement. Il est totalement hasardeux et presque cocasse d’attribuer ce fait à la vaccination!

  • Dans ce type de cohorte, une étude observationnelle est presque impossible car on mélange toutes sortes de pathologies avec toutes sortes de niveaux de vaccination avec des personnes ayant contracté la covid-19 en plus. Cela pourrait être le virus lui-même qui pourrait aggraver les pathologies de ces patients, hors, dans leurs biais, les deux signataires de cette étude veulent à tout prix accuser les vaccins.

  • Les hypothèses de cette étude auraient dû se comparer avec une autre cohorte avec les mêmes pathologies sans vaccin… 


NOTRE CONCLUSION

Cette étude est totalement biaisée, elle ne passera jamais à l’épreuve d’une première lecture d’approbation par un groupe de lecture d’une revue scientifique digne de ce nom, révisée par des pairs indépendants.

La structure même de l’étude relève d’une maladresse visible dans la forme.

On tente d’accuser les vaccins anti covid-19 en établissant des conclusions sans faire la démonstration d’une évidence scientifique, leurs conclusions/résultats ne reposent sur rien car on ne compare avec RIEN. On prend des données normales et on crée à partir de celles-ci des raccourcis intellectuels douteux.

On ne tente même pas une recherche de la vérité en regardant le moindrement, du coté virus ou à comparer avec un cohorte sans vaccin.

Cette étude n’a qu’un seul et unique but, discréditer les vaccins, mais certainement pas de vouloir contribuer à la science et à la santé de la population.

Cela prouve hors de tout doute la justesse des décisions de l’Université Laval de suspendre Patrick Provost, qui n’hésite pas à utiliser le nom de son université et de son département comme argument d’autorité, cela discrédite non seulement sa propre image, mais en plus, à l’image de toute l’université en publiant de telles recherches, qui n’en sont pas réellement en fait, mais qui laisseront des traces indélébiles à l’image de toute l’université s’ils devaient accepter de telles fabulations.

Patrick Provost mélange croyances et liberté de parole avec liberté académique. JAMAIS la liberté académique ne pourrait passer par la manipulation de données et de faits sans preuve scientifique appuyée par de la recherche empirique montrant des évidences. Ici, on manipule sciemment les populations qui n’y connaissent rien, juste pour passer un message anti-vaccins. 

Non seulement ces gens détruisent leurs crédibilités, mais ils mettent la population en danger en leur faisant douter des vaccins, mais jamais du virus, et pourtant, ce n’est pas les exemples et la littérature scientifique qui manque prouvant à quel point ce virus peut, sur le grand nombre d’infections, laisser des séquelles à long terme sur un pourcentage de la population.

Une recherche pourtant simple dans la littérature scientifique vous donnera tout l’ampleur des dommages que le virus a fait/fera :
https://scholar.google.com/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=covid-19+damages&btnG=&oq=Covid-19++

Une fois encore on peut constater que les rappels de vaccins bivalents font le travail.
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/72/wr/mm7205e1.htm?s_cid=mm7205e1_w

Et pour ceux qui, contre toute attente, vont continuer à croire les raccourcis intellectuel d’un biochimiste dont la spécialité est les micro-ARNm dans l’alimentation et qui n’a aucune espèce de connaissance dans les vaccins ARNm, en virologie, microbiologie, infectiologie, immunologie…

Eh bien il vous reste les vaccin anti-covid-19 avec protéines recombinantes de Novavax qui ont de bons résultats (professeur n’en a pas encore parlé) et ils sont moins chers en plus! :
https://www.fda.gov/media/164812/download



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